Crêpière en plein air, scène de pardon en Finistère
Faire des crêpes à l'ancienne dans la cheminée
Bilig au feu de bois, en plein air.

La crêpe marque son empreinte au fil des siècles : 

coutumes, légendes et traditions font partie de notre histoire. 


Intérieur d'une crêperie en Bretagne

À travers ces exemples si significatifs de l’usage des crêpes et galettes dans nos campagnes bretonnes, nous prenons conscience de leur rôle prépondérant dans la vie quotidienne de nos aïeuls. Pour nous en convaincre plus encore, il suffit de nous rappeler ces images d’enfance de nos grands-mères, courbées dans l’âtre, en sueur au-dessus de la tuile fumante, nous contant ces histoires d’antan qui mêlent si bien légendes et traditions.

 Ainsi était-il d’usage dans le pays de Tréguier de mettre de côté la dernière crêpe ou « krassen » sèche et grillée pour le lutin de la maison, sous peine de voir le malheur s’abattre soudainement sur la demeure. L’usage, toujours, voulait qu’à la Toussaint l’on mangeât des crêpes de blé noir en prenant soin de garder la « part des morts », et l’on voyait les enfants aller de village en village, munis d’une sonnette pour quêter la « crêpe des trépassés ». Tendez encore l’oreille et écoutez ce barde qui rêvait de construire sa chaumière avec un toit tout de crêpes recouvert. Et cet autre là-bas qui, traduisant Le Corbeau et le Renard en langue bretonne, eut tôt fait de remplacer le banal fromage par une galette bien épaisse...

KRAMPOUZ

Invention du bilig

Dans le même laps de temps, le bilig ne sera plus chauffé au bois, devenu rare et cher. 

En 1949, Jean-Marie Bosser, à la suite d’une demande de sa belle-sœur, inventa le bilig au gaz. L’idée de départ était de fabriquer un réchaud pour supporter une lessiveuse. Mais très vite, en le couvrant d’une plaque en fonte, son utilité première devint l’invention du siècle pour les Bretonnes ! 

Cette première version sera commercialisée par sa société Krampouz, suivie rapidement du double réchaud permettant de confectionner deux crêpes à la fois. 

Par la suite, l’électricité apporta aux faiseuses de crêpe le confort attendu.       Article Bretagne Bretons

Ancienne publicité de Krampouz, le premier bilig, le réchaud au gaz
La farine des frères Le Rhun, moulin de L'écluse, Pont-l'abbé, finistère

Moulin de l'écluse

Les frères LE RHUN

Pour ma part, je fabrique mes crêpes avec les farines du Moulin de l’écluse à Pont-l’Abbé, capitale du pays bigouden.

L'histoire débute en 1933. La famille Larnicol achète le moulin. Monique Larnicol se marie avec Émile Le Rhun, l'activité se perpétue ainsi jusqu'à aujourd'hui et certainement demain avec une 4ème génération. La construction du moulin daterait de la fin du XVII siècle, une pierre trouvée sur les lieux datant de 1776 en fait foi. À cette époque,  il était rattaché à l'abbaye de Kernot, à Quimper.

Minoterie familiale depuis trois générations, Pierrick et Arnaud Le Rhun, meuniers passionnés, respectent le savoir-faire transmis par leurs parents. 

Ils fabriquent des farines de qualité grâce à leur procédé de mouture, au moulin à eau et à la meule à l’ancienne : leurs farines, subissant un moindre échauffement, préservent leurs saveurs et leurs richesses en vitamines.

Ancien tamis pour le blé noir à la minoterie de l'écluse à Pont-l'abbé






Champs de sarrasin à maturité
Graines de blé noir et grain écrasé
Séparation du son de blé noir, petit son et farine
Son fin de sarrasin et grosse semoule